La voie antérieure de hanche

Cette voie d’abord est utilisée dans l’implantation de prothèses totales de hanche depuis 1947, il ne s’agit donc pas d’une technique nouvelle en cours d’évaluation. Il s’agit de la seule voie d’abord préservant intégralement les muscles, les tendons et les parties molles contrairement aux autres approches (postérieur, latéral ou par double incision). Cette approche de la hanche est réalisée avec une technique mini-invasive. La maitrise de cette technique nécessite un apprentissage long et une grande rigueur, le Docteur Fouilleron qui pratique cette voie d’abord depuis 2011 a implanté plus de 500 prothèses à ce jour avec cette technique.

Pourquoi la voie antérieure ?

Puisqu’aucun muscle n’est sectionné la vitesse et la qualité de la récupération sont excellentes, le risque de luxation et de boiterie infimes. L’avantage à long terme est un argument supplémentaire pour une voie d’abord antérieure puisque les patients opérés de plus en plus jeunes conservent leur capital musculaire.

La voie postérieure, la plus communément utilisée est traumatisante pour les muscles fessiers et les rotateurs externes de la hanche qui doivent être sectionnés. La qualité musculaire après une seconde intervention devient alors très médiocre et le risque de luxation s’accroit considérablement.

La voie antérieure a cet avantage sur toutes les autres voies d’abord qui sectionnent un ou plusieurs muscles capitaux pour la mobilité ou bien la stabilité de la prothèse.

Trajet de la voie anterieure de hanche

La procédure chirurgicale

Une courte incision cutanée antérieure est nécessaire afin d’aborder la hanche. La capsule articulaire est exposée sans ouvrir les muscles qui sont simplement écartés. La tête du fémur est retirée et la cavité du bassin et le fémur peuvent être préparés à recevoir la prothèse.

L’implantation de la prothèse dans le bassin se fait après un fraisage de taille progressivement croissante jusqu’à obtention d’un os de qualité suffisante pour recevoir la cupule (partie de la prothèse implantée dans le bassin). Une fois la cupule impactée (c’est à dire fixée à l’os sans y mettre de ciment) le fémur est préparé à l’aide de râpes. Comme pour le bassin les râpes sont de taille progressivement croissante, la tige mise en place a une taille adaptée à la morphologie du fémur, elle se cale dans l’os sans utilisation de ciment le plus souvent.

Une tête fémorale est ajoutée au sommet de la tige, puis replacée dans la prothèse du bassin : l’articulation de la hanche est ainsi recréée. L’incision cutanée est refermée, aucune suture de muscle ou tendon n’est nécessaire car aucun muscle n’a été lésé.

Pour voir la video cliquez sur le lien : LA VOIE ANTERIEURE EN ANIMATION

La rééducation

La rééducation peut débuter le jour de l’opération. Le risque de luxation étant minime, la restriction des mouvements afin d’éviter les luxations après l’opération, habituellement prescrite dans les autres techniques, est inutile.

Contrairement aux techniques standards, l’approche antérieure réduit les douleurs postopératoires et la durée de rééducation. Grâce à la préservation des muscles, la hanche est immédiatement stable et la boiterie quasiment absente permettant une reprise des activités quotidiennes rapidement.

L’information mise à disposition sur le site vise à soutenir et non à remplacer la relation entre un patient et son médecin.

Dernière modification de cette page : 3 octobre 2017